Ministère de l'Urbanisme ,de l'Habitat et de la Réforme Foncière

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Code de Bonne Conduite du PIDU

lundi, 12 octobre 2020 14:17

Contexte et Justification

L’urbanisation s’est accélérée au Togo depuis la fin des années 1960, et le rôle des infrastructures urbaines devient de plus en plus important dans la modernisation de l’économie. Avec 4 % par an, les taux de croissance de la population urbaine du Togo sont parmi les plus élevés du monde. Actuellement, environ 2,9 millions de personnes (soit environ 40 % de la population nationale de 7,2 millions d’habitants) vivent dans des zones urbaines et périurbaines.   Des précipitations inférieures aux prévisions, ainsi que des inondations périodiques ont provoqué une érosion des sols agricoles et aggravé l’accès déjà médiocre au marché rural, entraînant un accroissement de l’exode rural. Si la tendance actuelle persiste, d’ici 2030, la population togolaise devrait atteindre 10 millions d’habitants, dont plus de la moitié vivant dans les villes. Lomé, la capitale nationale et commerciale du pays, accueille près de la moitié de la population urbaine du pays, estimée à 1,8 million d’habitants. Les villes secondaires du Togo sont relativement petites, mais se développent rapidement. Le nombre devilles de plus de 50 000 habitants est passé de zéro à six en deux décennies (Kara, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé, Dapaong et Tsévié).   Ainsi donc, les villes du Togo se développent rapidement, mais le manque de services est important dans la plupart des municipalités. Plus de 60 % de la population urbaine du Togo vit dans des quartiers précaires, où les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement sont plus que défaillants et qui sont exposés à des risques élevés d’inondation à cause du manque de drainage et d’autres investissements préventifs. Le drainage insuffisant et le manque d’entretien sont également à l’origine du mauvais état du réseau routier urbain. Dans les villes secondaires et les zones rurales, les services d’infrastructure sont encore pires, et ceux qui représentent les contraintes les plus fortes varient selon les localités. Des toilettes modernes ne sont utilisées que par environ 3 % des ménages dans presque toutes les municipalités secondaires. Les services de ramassage des déchets solides (ordures) et liquides n’existent pas dans la plupart des quartiers résidentiels. Le déversement anarchique et illégal de déchets dans de nombreuses zones sensibles des centres urbains (principalement des cours d’eau) a conduit à la propagation de nombreuses maladies, notamment le paludisme et le choléra, qui ont atteint des niveaux épidémiques dans certaines villes. Le manque d’accès à l’eau potable, à un assainissement adéquat et à la gestion des déchets a entraîné de nombreux problèmes de santé en milieu urbain, avec de graves répercussions sur le bien-être des citoyens et l’économie.   Par ailleurs, comme la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, le Togo est vulnérable aux changements climatiques ainsi qu’aux risques de catastrophes liées au climat, principalement les inondations, la sécheresse et l’érosion côtière. Les zones urbaines densément peuplées, telles que Lomé et ses environs, ont subi les pertes les plus lourdes, car l’effet des inondations catastrophiques a été exacerbé par une croissance non planifiée comportant des zones d’habitation informelles dans les basses terres, une absence de systèmes de drainage des eaux pluviales, et des caniveaux insuffisants.   Dans l’ensemble, la croissance urbaine du Togo n’a pas été accompagnée par des investissements urbains suffisants, et les investissements dans les infrastructures publiques dépendent fortement du financement des donateurs. L’investissement dans les infrastructures urbaines de base est principalement financé par des fonds publics et des donateurs, et comprend notamment la construction d’un réseau de routes urbaines principales ainsi que la réhabilitation et l’extension de quelques systèmes d’égouts importants. Aussi, la stagnation des efforts de décentralisation et les capacités limitées des municipalités du Togo empêchent – elle également de combler les déficits de prestation des services, en particulier dans les villes secondaires. Comme dans beaucoup d’autres pays africains, les autorités locales du Togo connaissent des difficultés, avec une mobilisation insuffisante des recettes au niveau local et une absence des ressources nécessaires pour financer les services municipaux. Il est clairement nécessaire de donner plus de moyens d’action aux autorités locales et de faciliter les transferts budgétaires intergouvernementaux pour fournir des ressources aux autorités locales là où elles sont le plus nécessaires.   Dans ce contexte marqué par une défaillance du système et des outils de planification urbaine et après la mise en œuvre satisfaisante du Projet de réhabilitation des infrastructures et des services électriques (PURISE), le Gouvernement du Togo et la Banque mondiale, pour soutenir une nouvelle opération visant à accroître les investissements dans les infrastructures urbaines et à améliorer les services de base dans plus de villes ont initié le projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU).
Lu 493 fois Dernière modification le mercredi, 10 février 2021 02:21

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